
Encore étudiant et déjà doublement chef d’entreprise
A 21 ans, le Noirmonier Alex Houser vient de fonder sa deuxième entreprise... avant même d’avoir achevé ses études ! Intéressé par l’entrepreneuriat, le jeune homme est un génie de l’innovation et un passionné de nouvelles technologies.

Alex Houser et deux de ses amis de lycée ont récemment regroupé leurs forces et fusionné leurs idées pour créer ensemble une nouvelle entreprise, Black Sterling. Cette société vise à améliorer la croissance des PME existantes en travaillant sur leur visibilité numérique, via une refonte complète de l’image de l’entreprise ou encore des formats vidéo modernes et attractifs.
Le Franc-Montagnard a grandi au Noirmont, où il vit toujours. L’an dernier, il a créé une première société. « J’ai toujours été intéressé par l’entrepreneuriat, un thème assez vaste. Une année après avoir fini mes études au lycée, j’ai fondé Nexaia. C’était très axé sur l’utilisation de l’intelligence artificielle et l’optimisation des processus dans les entreprises ».
Alex Houser cite par exemple le lien entre une commande passée en ligne par un client et l’automatisation des tâches administratives, souvent fastidieuses, qui en découlent.
Regroupement des forces
Fort de cette expérience, l’actuel étudiant en économie à l’Université de Neuchâtel a décidé de se rapprocher de ses anciens camarades de classe et de fusionner avec leur société de communication visuelle existante. « On travaillait déjà beaucoup ensemble, on s’envoyait des mandats selon les besoins de nos clients, donc on s’est dit que c’était plus simple de s’associer directement » explique le Noirmonier.
Les trois jeunes créent ainsi Black Sterling, avec l’appui de personnes détenant un curriculum vitæ d’exception. Citons par exemple Nicolas Troillet, ancien cadre d’UBS et de Crédit Suisse, ou Philippe Gaemperle, ancien dirigeant chez Nestlé.
Ces soutiens accompagnent le trio pour lui donner plus de légitimité. « Ces personnes ont de beaux profils, ce sont des pointures dans leur domaine et elles nous épaulent. On organise des séances trimestrielles avec elles pour faire le point sur notre situation. »
L’atout de la jeunesse
Le jeune âge des trois copains leur permet d’être plus à l’aise avec l’utilisation des outils modernes, analyse Alex Houser. « Dans la communication, on travaille beaucoup avec l’intelligence artificielle, les réseaux sociaux, avec les sites internet, etc. Donc on sait ce qui fonctionne bien sur les réseaux sociaux. Alors que des directeurs d’entreprises, généralement un peu plus âgés, sont un peu moins à l’affût des dernières tendances en ligne. »
Ainsi, en parcourant les créations des trois associés, on découvre des vidéos des olympiades du personnel d’un cuisiniste ou d’un patron de PME au format vlog (contraction entre vidéo et blog ; une personne filme son quotidien et le partage en ligne). La recette semble fonctionner, le cuisiniste cumulant plus de deux millions de vues sur ses réseaux sociaux.
Le Noirmonier estime toutefois que sa nouvelle société ne s’arrête pas à la communication visuelle, mais la décrit comme un « partenaire de croissance ». « On ne veut pas faire de belles images pour rien, on réfléchit à la façon d’acquérir de futurs clients pour l’entreprise qui nous mandate et comment ça se passe une fois qu’ils sont intéressés par ce qu’offre cette entreprise. »
Défis futurs
Si, pour le moment, Black Sterling fonctionne principalement grâce au bouche-à-oreille, Alex Houser souhaite gagner en crédibilité et collaborer avec plus d’entreprises de la région. Sans la citer, il laisse d’ailleurs entendre travailler avec une entreprise des Franches-Montagnes active dans l’industrie horlogère.